Gingembre ses bienfaits

Ce document sur « Le gingembre : de son utilisation ancestrale à un avenir prometteur » est élaboré à partir d’extraits de la Thèse soutenue par Anne BUTIN pour l’obtention du Diplôme d’Etat de Docteur en Pharmacie  le 03/04/2017

1 – Historique 

V ième siècle avant J.Christ

Le gingembre est une plante dont l’origine exacte est inconnue, mais utilisée depuis des millénaires sur le continent asiatique à la fois comme condiment et comme plante médicinale : médecine ayurvédique (1) indienne

Confucius dit « le gingembre éclaircit l’intelligence et dissipe toutes les impuretés »

IV ième siècle avant J.Christ 

Importation du gingembre dans le bassin méditerranéen par les Phéniciens.

Ie siècle après J.Christ

Importé grâce aux marins arabes par la Mer Rouge et introduit en Grèce et à Rome.

Selon le Médecin grec Dioscoride, premier siècle après J.Christ, il décrit dans son traité De Universa médicina des vertus carminatives (2) et antitoxines.

« Il croit en Arabie et aux Indes, ses racines ont quasi le gout du poivre, bonne à manger il aide à la digestion, mollit le ventre moyennement, est bon à l’estomac ; on le mêle aux antidotes. »

VII sème siècle après J.Christ, le gingembre fait son entrée en Europe  par la route des Indes.

Vers 1100, la célèbre religieuse allemande Hildegarde de Bingen l’utilise dans ses remèdes pour ses actions antiseptiques et tonique.

A la même époque, l’école de Salerne, l’une des plus importantes écoles européennes de médecine du Moyen-Age, lui prête de multiples vertus : « Le gingembre prévient nos maux, les guérit tous, jusqu’aux plus anciens, et chasse les dégoûts ».

Plante introduite en Afrique  au XIIIe siècle et en Amérique par Francesco de Mendoca, fils du vice roi du Mexique au XVe siècle. 

Sa culture connait un bel essor dans toutes les Antilles ainsi qu’en Jamaïque, qui devient un pays exportateur dès le XVIe siècle. Grâce à cette forte production outre Atlantique, son prix devient plus abordable en Europe. 

C’est à la fin du XVIIe siècle que le gingembre est officiellement introduit en France : sa racine fait tout d’abord l’objet d’une notice à l’Académie des Sciences, et est ensuite décrite dans de nombreux ouvrages botaniques. Ses propriétés thérapeutiques sont alors limitées à des actions tonique et antitoxines.

Quasi absent des transactions commerciales du XVIIIe au XIXe siècle, ce n’est que vers la fin du XXe siècle que le gingembre séduit à nouveau la France, grâce à l’essor de la cuisine orientale, et au succès grandissant de la phytothérapie.

A travers celle-ci on découvre et redécouvre quantité de propriétés pourtant reconnues autrefois.

(1) ayurvédique : médecine traditionnelle de l’Inde qui repose sur une harmonisation du corps et de l’esprit, et la personne avec son contexte extérieur et environnant.

(2) carminatives : « disperser en grattant »  d’où « purifier, nettoyer en éliminant », est celui qui favorise l’explosion des gaz intestinaux, tout en réduisant leur production.
à suivre …

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